#4
Carcasses volatiles,
vous êtes à ma merci.
Les corbeaux désenchantent, mélodies réajustées à vos douces oreilles ; j’embarque sur vos îles écervelées, je surprends sur vos pilules en communion quand les dents cassent, je taris vos sources languissantes en plaie sur vos espoirs,
j'exulte de ces râles quotidiens qui vous assoiffent, de ces souffles qui vous dépouillent, je ravis le son des premiers jaillissements,
vous naissez sur vos tombes,
corps à la chute,
esclave de ces désirs en succion sur danses, bouches sur cigarettes qui explosent, cadavres à la pelle prient les morts qui déambulent, un bouquet de fleurs entre les mains, chairs exploitées en violence sur péchés intarissables, mains défilent en rétine sur monde, salive pavane entre chênes abattus, enjambées à l’embrouille en pages divines,
j’altère,
j'abîme,
j’éteins,
et t’écoule, toi,
comme les sept autres milliards retenus debout.